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Définitions

 
 
 
 
 
 
 
 

Définitions



Vous trouverez dans cette rubrique des explications de certains concepts ou de certains outils de la politique de sécurité routière et du paysage.

Le Document Général d'Orientation ou DGO

En matière de sécurité routière, l'Etat fixe le cap, en se conformant à la politique définie par l'Union Européenne. Chaque département suit les grandes lignes fixées, tout en les adaptant à son contexte spécifique, au moyen du DGO d'une part, puis, chaque année, d'un PDASR.

Le DGO a été institué le 30 janvier 2003 par une circulaire qui précise sa nature : «Le DGO est un outil de programmation et de mobilisation de l’ensemble des acteurs de la sécurité routière du département et en particulier des responsables politiques qu’il appartient d’informer et de sensibiliser».

Le DGO définit les axes de la politique départementale. Le DGO 2004-2008 contient :
le bilan chiffré de la sécurité routière pour la période 1998 - 2002
une analyse des accidents et leur répartition en scénarios
des propositions pour la période 2004 - 2008.

Le Plan Départemental d'Actions de Sécurité Routière ou PDASR

Chaque année, le PDASR décline les orientations fixées dans le DGO sous forme d'actions associant tous les acteurs de la sécurité routière, des associations de prévention à la gendarmerie en passant par les services techniques des routes du département. Il couvre ainsi à chaque fois trois grands domaines d’intervention :

formation et communication
contrôle-sanction
infrastructure routière

Vous pouvez obtenir ces deux documents auprès de la cellule de sécurité routière de votre préfecture. Le PDASR n'est généralement pas disponible avant le mois de mai de l'année en cours. Surveillez les informations concernant les «obstacles latéraux»

La « route qui pardonne »

Vous en entendrez souvent parler. Ce concept, adopté par la France depuis 1994, ne nous est pas propre ; on le retrouve dans tous les pays. L'idée derrière cela est que, si l'on quitte la chaussée, on ne doit pas être «sanctionné», les accotements ne doivent pas aggraver la situation. C'est ce concept qui justifie, dans tous les pays, tous les efforts faits pour «éloigner» les arbres du bord de la chaussée, voire les supprimer.

A première vue, cela peut paraître une idée raisonnable. En fait, c'est contre-productif en termes de sécurité routière. Le concept de «route qui pardonne» endort dans l'idée que la route n'est pas dangereuse. Il fait l'impasse sur tous les morts «sanctionnés» parce qu'un véhicule n'a pas su maîtriser sa trajectoire et a heurté de plein fouet le véhicule venant en sens inverse (il y a en France deux fois plus de morts en collision frontale que «contre arbre»). Les seules réponses valables en termes de sécurité routière sont celles qui permettent au conducteur de rester sur la route. La «conduite apaisée» est la bonne approche.

Le concept de «route qui pardonne», lié également à la «Vision zéro», est un leurre : le risque est intrinsèquement lié à la vie. Se donner comme objectif le risque zéro aboutit à la paralyse la société.

La « conduite apaisée »

Le concept de «conduite apaisée» date de 1989 et de Michel Rocard, suite au Livre Blanc sur la Sécurité Routière de 1988. Il s'agit d'inciter le conducteur à réduire sa vitesse et d'éveiller son attention. Disparu des discours pendant près de 20 ans, il refait surface à la faveur de la nouvelle politique de sécurité routière engagée depuis 2002. Il entre en fanfare dans le paysage français avec le colloque «La route autrement». Concevoir des routes incitant à une conduite «apaisé», à l'initiative du Directeur général des routes, Patrice Parisé, le 9 mars 2006 à Paris.

La « vision zéro »

Encore un concept que vous verrez traîner en France et ailleurs. L'illusion du zéro mort, zéro blessé grave. Le risque zéro existerait donc bien ? Arrêtons tout de suite de respirer, c'est plus sûr !

EuroRAP

EuroRAP est un programme lancé à l'initiative de la Fédération Française des Automobile-Clubs et des Usagers de la Route. Il concerne un nombre croissant de pays. Il s'agit d'analyser le réseau routier et de décerner des étoiles en fonction de la dangerosité de la route. Le problème est que ce programme ne s'intéresse pas qu'à l'état de la chaussée, mais intègre aussi les obstacles latéraux. Le meilleur moyen de stigmatiser les arbres.

Mars 2007